CECI n'est pas EXECUTE 26 janvier 1875

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26 janvier 1875

26 janvier 1875

Mon cher ami,

Votre discours est une des rares jouissances qui soient venues charmer et consoler ma solitude. Tout votre auditoire du Bourg d'Iré a reçu avec la même vivacité la même impression, et M. de Bertou, arrivé de la veille, doit y être bien chaleureusement compris. On ne comprendrait pas que d'honnêtes gens résistassent à une démonstration à la fois si lumineuse et si calme. L'émotion, comme la conviction, naissent précisemment de tout ce que vous avez si courageusement soutenu, tout en le faisant si parfaitement entendre. M. de Rességuier m'écrit, comme l'Officiel, que votre succès a été complet, et je ne doute pas que le duc de Broglie n'ait été le premier à vous remercier d'un secours et d'un talent qui lui viennent si puissamment en aide. Puissent le vote et les évènements achever bientôt de donner au discours et à l'orateur sa véritable place.

Je vous quitte maintenant pour écouter M. de Carayon-Latour1, qui va me rendre à la tristesse et à l'inquiétude, mais qui n'effacera certainement rien, cher ami, de tous les sentiments si tendres et si reconnaissants avec lesquels je vous embrasse.

Alfred

1Carayon-Latour, Philippe Marie Joseph (1824-1886), homme politique. Légitimiste intransigeant, il est député de la Gironde à l'Assemblée nationale de 1871 ; il sera réélu jusqu'en 1878 date à laquelle il est nommé membre du sénat.


Notice bibliographique


Pour citer ce document

, «26 janvier 1875», correspondance-falloux [En ligne], Troisième République, BIOGRAPHIE & CORRESPONDANCES, CORRESPONDANCES, 1875,mis à jour le : 24/10/2015