CECI n'est pas EXECUTE 20 septembre 1880

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20 septembre 1880

Alfred de Falloux à Pauline de Castellane

20 septembre 1880 *

Chère Madame,

Votre dernière lettre me porterait bien, soyez-en sûr, à avancer ou à retarder mon départ, mais outre qu’on ne dispose probablement pas aisément du temps du duc de Broglie, je ne suis plus du tout maître du mien. J’ai donné mes rendez-vous à Angers pour vendredi et samedi et l’un d’eux ne peut plus s’ajourner.

Le seul moyen de tout conciliait, car je les fort à cœur, sera de restaurer à Rochecotte un peu plus tard et je supplie Antoine1 et Madeleine2 de croire comme vous que je n’y manquerai pas, si Dieu n’y met des obstacles insurmontables.

Quand au duc de Broglie, il ne m’a pas encore dit quel jour il choisissait d’une façon précise, mais pour les raisons que je viens de vous dire tout à l’heure, je ne puis pas me régler absolument sur lui ; je lui écrirai de nouveau, s’il ne m’écrie pas lui-même, mais très probablement et je vous arriverais dimanche et l’attendrai avec vous. Il devait aussi vous écrire directement, probablement qu’il le fait à cette heure-ci et vous donne pleine ouverture pour lui répondre ce qui vous conviendra le mieux. Je crois qu’il y a beaucoup de chance pour mot à voir M. Lavedan revenu à Paris et qui va, dans les derniers jours de ce mois, voir son fils le dragon à Nantes. Je lui ai écrit hier même votre désir. Quant à M. de Rességuier, c’est pour moi comme pour vous le plus vertueux des insaisissables ! Si l’abbé Lagrange3 est en mesure d’écrire à l’évêque de Chalons4, c’est incomparablement celui qui aurait le plus d’autorité et Monsieur l’abbé Couvreux le lui aura sans doute déjà dit. Remerciez bien Monsieur l’abbé Bernard5 de ma part de n’avoir point le goût de la chasse à cheval et veuillez l’assurer que je me fais une grande fête d’en profiter. Je lui apporte quelques petits dossiers qui, je l’espère, gagneront son indulgence. À partir de jeudi c’est à Angers que j’attendrais vos chères nouvelles.

A. de F.

 

* Archives nationales – Fonds Castellane

2Épouse d’Antoine de Castellane.

3François Lagrange (1827-1895), secrétaire de Mgr Dupanloup; vicaire général d'Orléans en 1860, chanoine titulaire de Paris en 1880, évêque de Chartres en 1889.

4Mgr Guillaume.

5Bernard Eugène (1833-1893).


Notice bibliographique


Pour citer ce document

, «20 septembre 1880», correspondance-falloux [En ligne], Troisième République, BIOGRAPHIE & CORRESPONDANCES, CORRESPONDANCES, 1880,mis à jour le : 16/12/2017