CECI n'est pas EXECUTE 7 février 1885

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7 février 1885

Joseph-Hippolyte Guibert à Alfred de Falloux

Paris, samedi 7 février 1885

Monsieur le Comte,

Je me propose d'aller à Versailles lundi pour quelques visites de nouvelle année. Je ne manquerai pas de me présenter chez vous. Je voudrais ainsi vous éviter la peine de venir pour moi à Paris lorsque votre santé demande des ménagements. Si je ne faisais pas le petit voyage c'est que je serais retenu par des occupations extraordinaires, le mardi est jour de conseil. Mais le lendemain mercredi je ne verrais aucun obstacle qui dût m'empêcher d'être ici de midi à deux heures. Je connais comme vous, Monsieur le Comte, la gravité de la situation. Elle est pour moi l'objet des plus sérieuses réflexions devant Dieu et devant ma conscience mais je tiens extrêmement à conserver ma liberté d'action. Les démarches dans un sens ou dans l'autre ont l'inconvénient d'être connus du public et deviennent un texte à toutes sortes de suppositions. Elles excitent aussi des réactions fort gênantes. Ainsi ayant eu il y a peu de temps un entretien avec quelques personnes excellentes et pour lesquelles je professe la plus grande estime et une confiance particulière, dés le lendemain d'autres personnes non moins estimables sont venues me trouver fort préoccupées de l'entretien  de la veille et des conséquences qu'il avait pu avoir sur moi etc. ne voulant m'avancer ni m’engager dans un sens ou dans l'autre, je m'instruis comme je peux. Mais je ne voudrais pas que ma conduite fut attribuée à telles ou telles influences. Veuillez agréer, monsieur le Comte, avec mes vœux les plus sincères la nouvelle assurance de mon respectueux dévouement.

Mgr Guibert, Card. archev. de Paris


Notice bibliographique


Pour citer ce document

, «7 février 1885», correspondance-falloux [En ligne], 1885, Troisième République, CORRESPONDANCES, BIOGRAPHIE & CORRESPONDANCES,mis à jour le : 27/03/2015